Ce que nous enseigne la sélection de certains joueurs dans les équipes de football Maghrébines

INTRODUCTION

La Coupe d’Afrique des Nations va bientôt débuter. Les équipes Maghrébines s’y préparent tous les deux ans avec pour objectif de la remporter.

On constate depuis quelques années l’apparition de joueurs aux profils plutôt étranges au sein des sélections : Da Costa, Mendyl, Delort, M’bohli, Dos Santos ou encore Mickael Chrétien.

Parmi les noms cités certains sont extrêmement symptomatiques de la perte de valeur que nos dirigeants et notre peuple traversent. Nous y reviendrons dans cet article.

1- Pourquoi les sélections Maghrébines font appellent de plus en plus à des joueurs n’ayant aucun lien avec le Maghreb ?

Dans le monde du football, les championnats les plus compétitifs se situent en Europe. Par conséquent les joueurs évoluant sur le Vieux Continent sont plus performants que ceux jouant au Maghreb.

Les dirigeants des fédérations de football Nord Africaines ainsi que leurs entraîneurs, sont conscients de ce problème et au lieu d’effectuer un travail sur le long terme pour améliorer le niveau de leurs championnats (formation, infrastructures, financement des clubs…), ils préfèrent obtenir des résultats rapidement avec leurs sélections nationales.

Autrement dit, ils souhaitent avoir des gains à court terme en réalisant le minimum d’efforts et d’investissement possible. Cela est typique d’une mentalité malade qui préfère avoir un résultat rapide au détriment de ses valeurs et de ses principes. Et lorsque l’on évoque « des résultats rapides » on ne parle uniquement de gagner quelques match de football, rien de plus.

2- Quel est le problème d’appeler des joueurs comme Andy Delort ou Manuel Da Costa en sélection nationale ?

Beaucoup de ses joueurs ont obtenu la nationalité d’un pays du Maghreb sur le tard, grâce à leur mère qui a épousé un Européen ou un Subsaharien.

Dans notre religion la lignée se fait par le père tout comme dans notre culture ancestrale Maghrébine qui repose sur le patriarcat. Il y a encore 20 ans il était impossible de déroger à cette règle pour n’importe quel pays du Maghreb.

Andy Delort par exemple est le fils d’un père Gitan non musulman qui a épouse une « algérienne ». Il n’a aucun lien direct avec l’Algérie et ne parle ni le Darija ni le Tamazight. Aussi, il n’a jamais manifesté le besoin de rejoindre l’équipe algérienne de football durant sa carrière hormis cette année, quelques semaines avant la CAN 2019 et après avoir constaté qu’il ne pourrait pas accéder à l’équipe de France. Le Maroc a également eu le même cas avec le joueur Portugais Manuel Da Costa et son ancien international Mickaël Chrétien.

Ces joueurs évoluant en Europe sont appelés à représenter les pays du Maghreb sans aucun lien avec nos terres ; de plus, nous les voyons porter nos couleurs en étant tatoués, cheveux colorés parfois et ne sachant rien des us et coutumes de nos pays. Tout cela grâce à leur mère ayant fait le choix d’épouser des personnes étrangères notamment à notre religion et à nos traditions.

Les cas de Raïs M’bohli et Hamza Mendyl sont assez proches ; le premier est issu du même type d’union qu’Andy Delort (sa mère algérienne ayant épousé un Congolais), tandis que Hamza Mendyl est le fils d’un immigré Ivoirien musulman s’étant installé au Maroc. Ils ont obtenu la nationalité par leurs mères respectives, brisant le lien patriarcal de la lignée, comme il est d’usage chez les musulmans et aussi dans la tradition Maghrébine.

Une façon de faire qui est totalement importé des pays Occidentaux, complexe d’infériorité oblige. A noter que chez les Occidentaux, au siècle dernier encore, lorsque le Christianisme était la norme, il été impossible d’envisager une lignée matriarcale.

3- Le deux poids de mesures avec la question Amazigh et les joueurs locaux

Bien que les Etats Maghrébins commencent à reconnaître l’identité Amazigh de leurs racines (avec des décennies de retard), il est toujours très difficile voire impossible de prénommer son enfant avec un prénom Amazigh au Maghreb.

Souvent l’administration le refuse en prétextant que cela n’est pas autorisé ou que ces prénoms ne sont pas « Maghrébins » : un comble lorsque l’on sait que plus 85% des Maghrébins sont d’origine Berbère.

En revanche, pour gagner des matchs de football, les autorités ne trouvent aucun mal à ce que l’on fasse appel à des joueurs se nommant Alexandre Oukidja, Andy Delort, Carl Medjani ou Manuel Da Costa. Et même si ces derniers n’ont jamais séjourné au Maghreb, ou qu’ils représentent nos pays avec des boucles d’oreilles et des tatouages cela est tout à fait normal.

Au même moment, les joueurs locaux qui aiment leur pays par-dessus tout et qui le représentent très bien de par leurs parcours, leurs connaissances des us et coutumes locales  et leur religion ne sont pas sélectionnés. Leur faute : être nés dans un pays du Maghreb et y jouer.

4- Le problème à long terme de cette perte d’identité 

Les premières victimes seront notre jeunesse qui verra en ces joueurs, notamment en cas de victoire, des modèles. On rendra normal le fait qu’une Maghrébine puisse épouser un homme peu importe sa religion ; son enfant sera quoi qu’il arrive Maghrébin selon la loi.

On montrera que les accoutrements étrangers à notre culture seront acceptables et même tendances, étant donné que les joueurs stars de la sélection nationale les ont.

Sur le long terme, ce qui nous différencie des autres en tant que peuple Maghrébin, s’estompera progressivement au point que notre culture et nos traditions seront touchées.

La faute n’est absolument pas à remettre sur ces joueurs ni même sur leurs familles mais uniquement sur les dirigeants de nos fédérations qui acceptent de perdre leur honneur au profit d’un peu de gloire ici-bas.

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