Face aux progressistes ne pas être conservateurs

Aujourd’hui nous voyons avec la mondialisation que les individus, peu importe leurs origines, tendent à adopter un mode de vie plus ou moins identique. Les modes de vie traditionnels ont de plus en plus de mal à survivre.

Pourquoi cette situation ? Car on nous dit que « c’est le progrès, qu’on est au 21e siècle, qu’il faut être moderne… »

Ceux qui tiennent ce discours qui est aujourd’hui le discours dominant dans les médias, le cinéma, la musique… sont très habiles dans le langage. En effet, pour défendre leur mode de vie qui va à l’encontre des traditions, des valeurs ancestrales et de la logique, ils utilisent des mots comme « progrès », « modernité », « changement ».

Ces mots ont une bonne connotation et s’y opposer reviendrai à dire que nous serions contre le progrès et la modernité donc arriérés, en retard, pas très intelligent car voulant faire du surplace.

Beaucoup de personne en désaccord avec les valeurs véhiculées par le monde moderne se déclarent donc à tort comme « conservatrices ». Avec une telle appellation négative, ces personnes souvent de bonne foi,  s’opposent dans la sémantique aux partisans du progrès et de la modernité.

La bonne stratégie à avoir est différente.

Tout d’abord nous sommes d’accord sur le constat : certaines valeurs véhiculées dans le monde moderne ne sont pas bonnes. Pour s’opposer efficacement à ceux qui les défendent au nom du progrès, nous devons d’abord les contredire sur la définition que nous donnons au progrès.

Car en défendant les valeurs traditionnelles ancestrales qui ont créé au cours de l’histoire de grandes civilisations à travers le monde, nous défendons aussi le progrès, la modernité et le bien. Toutefois, selon nous le progrès se définit comme la capacité de l’Homme à se dépasser pour créer des choses plus grandes, plus belles, plus fortes et plus durables.

Par exemple le fait de fonder une famille, d’avoir des enfants et une descendance éduquée et dynamique, fait partie du progrès ; cela permet de perpétuer sa famille, son clan, son peuple et donc sa nation. Comme le disait Ibn Khaldoun, tous les peuples qui ont bâti des civilisations se sont basés sur une démographie dynamique.

Aucun Empire est né grâce à une population vieillissante, à une baisse des unions entre les hommes et les femmes ou à des naissances d’enfants via des éprouvettes (PMA) où ces derniers ne connaissent ni leur père ni leur généalogie.

On peut dire avec l’expérience humaine que la base de toute nation est la famille : un homme et une femme avec des enfants. Ceci est la base de tout progrès. Cela ne signifie en aucun cas que nous devons vivre au sein de cette famille comme 5e siècle, que les méthodes d’éducation ou les rapports hommes-femmes doivent être identiques à ceux de l’Antiquité.

L’évolution est nécessaire dans tous les domaines néanmoins évoluer ne veut pas dire faire table rase du passé.

Et c’est là le cœur de notre article ;

Ceux qui prêchent aujourd’hui le progrès et la modernité pour défendre la fin des valeurs traditionnelles, souhaitent effacer le passé pour créer un modèle nouveau qui dans la majeur partie des cas ne convient pas à l’Homme sur le long terme.

Or ce que nous défendons dans cet article c’est l’idée d’être « évolutionniste » et non conservateur. Evoluer c’est s’appuyer sur le passé, sur les traditions et les coutumes ancestrales pour vivre efficacement dans le monde d’aujourd’hui.

Le véritable progrès et la modernité réelle que nous défendons ont une définition qui s’oppose à celui « des progressiste » d’aujourd’hui.

Il ne faut donc pas faire table rase du passé bien au contraire ; il faut glorifie son passé, en être fier et le préserver toutefois il ne faut pas s’enfermer  dans celui-ci ; l’objectif est de s’adapter au monde dans lequel on vit afin de relever efficacement les défis qui nous entourent.

S’adapter ne veut pas dire se renier mais garder ses valeurs, ses racines, ses traditions et continuer à être fort dans le présent.

Etre évolutionniste c’est vouloir se transcender pour bâtir de grandes choses telles que nos ancêtres l’avaient fait auparavant, vivre un présent prospère et offrir à ses enfants toutes les conditions nécessaires pour que ces derniers puissent nous dépasser dans la réussite et donc développer notre  nation.

Si nous revenons à l’exemple de la famille, quels sont les résultats obtenus par les progressistes ? 

Ecroulement de la natalité qui engendre un vieillissement de la population, un non-renouvellement des générations et un risque de disparition de plusieurs nations au profit d’autres (le débat actuel sur « comment financer les retraites » est la conséquence directe de ce problème).

Autre exemple, celui d’abandonner le patriarcat, objectif défendu par les progressistes au nom du concept d’égalité totalement dévoyé ; est-ce que les femmes sont plus heureuses aujourd’hui ? Ou en revanche est-ce que leur condition se sont dégradées ?

Aujourd’hui les femmes travaillent durement pour un patron (qui est souvent un homme) et font  garder leurs enfants par d’autres femmes (les nourrices) aux conditions sociales inférieurs.

Puis une fois à la maison, une nouvelle journée commence avec les enfants ce qui leur donne une double journée pour un salaire très souvent inférieur à celui des hommes.

Dernier exemple, bien qu’il en existe des milliers, la libération des mœurs, notamment après mai 1968 et le recul de la spiritualité, censé contraindre la vie des hommes de façon injuste, ont-ils apporté le bonheur et la sécurité au sein de nos sociétés ?

Le fait que l’homme peut aujourd’hui décider seul de ses propres lois, sans autorité spirituelle supérieure, est-ce que cela a permis de bâtir des société apaisées, sans violence, sans haine où les conditions de vies sont idéales pour tout le monde ?

Les réponses à ces questions sont bien évidemment négatives. En revanche si nous regardons dans l’Histoire nous constatons que les plus grandes civilisations telles que l’Egypte, la Grèce, Carthage, Rome, la Perse, les Almoravides… se sont bâties sur des valeurs traditionnelles : la famille, le patriarcat, la discipline, la spiritualité…

Comme le disait Ibn Khaldoun, le fondateur de la sociologie moderne : « la foi et l’endurance sont les deux facteurs qui permettent la réussite ». A notre génération de ne pas tomber dans le piège des progressistes qui veulent détruire toutes les valeurs ancestrales des Hommes et aussi de ne pas tomber dans le piège des conservateurs qui souhaitent rester enfermer dans une idée fantasmagorique de leur passé.

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