Le rap : une sous culture qui détruit la jeunesse

INTRODUCTION

Insultes, promotion du trafic de drogue, valorisation des relations sexuelles débridées et hors mariage, rabaissement des femmes qui sont cantonnées à devenir des objets sexuelles ne servant qu’à assouvir les pulsions bestiales d’hommes pervers, blasphème envers la religion, appels aux meurtres… voici ce que véhicule le rap aujourd’hui.

Face à ce constat force est de constater que le rap est une sous-culture incompatible avec les valeurs Musulmanes et Maghrébines qui caractérisent notre peuple depuis des siècles.

La chose la plus inquiétante dans tout cela, c’est qu’il s’agit de la musique la plus écoutée par les jeunes et que les rappeurs sont pris comme modèle par cette génération en perte d’identité.

Face à ce fléau mondial qui attaque de plein fouet la communauté Maghrébine, nous allons dans un premier temps nous intéresser à l’historique du rap et à sa principale courroie de distribution à savoir Skyrock.

Dans une seconde partie, nous nous pencherons sur les valeurs prônées par ce pseudo mouvement culturel et nous nous efforcerons de faire une analyse des rappeurs Maghrébins eunuques.

Enfin, puisque la nature a horreur du vide, nous ne pouvons pas détruire idéologiquement le rap sans proposer des alternatives, voilà pourquoi nous évoquerons la chanson Maghrébine.

 

1- Historique du rap et histoire de son introduction en France

L’histoire du rap en France peut se résumer en quelques dates clefs :

1979 : explosion du tube « Rapper’s Delight » du groupe Sugarhill gang

1982 : tournée intitulée « New York City Rap Tour » à travers l’hexagone d’une pléthore de d’artistes hip hop

1984 : émission H.I.P H.O. P de Sydney sur TF1. Cette émission est consacrée à la danse.

1990 : parution de la compilation Rapattitude qui mettra en avant NTM ; Assassin. Cette compilation a eu un fort succès.

1990 – 1993 : Fort engouement et succès pour l’émission Rapline présentée par Olivier Cachin

1994 : Skyrock commence à diffuser du rap sous l’impulsion de l’ancienne actrice porno Tabatha Cash.

1996 : Depuis le 1er janvier 1996, la loi Toubon votée en 1994 impose aux radios privées des quotas de chansons francophones à la radio, c’est-à-dire chantées en français ou dans une langue régionale. Ce qui exclut donc les artistes français qui chantent en anglais.[1] Ce quota de chanson francophone a indubitablement participé de l’essor et de l’âge du rap que l’on situe entre 1998 et 2000.

En 2019, la musique rap est la musique la plus écoutée en France et elle fait désormais partie intégrante de la culture populaire française. C’est une musique écoutée par toutes les strates de la société.

Il est très loin le temps où les rappeurs étaient perçus comme les vilains petits canards, ils sont désormais en position de force médiatiquement parlant.

 

2)  Skyrock : Qui est Skyrock et quels sont les mœurs du dirigeant de Skyrock ?

Lorsque l’on s’intéresse au rap, il est nécessaire de s’intéresser à son diffuseur et partenaire « historique » en l’occurrence la radio Skyrock.

Skyrock a commencé à diffuser du rap dès le début des années 90 grâce à l’actrice de films pornographiques d’origine Antillaise Tabatha Cash. En effet Tabatha Cash a été la première a diffusé du rap américain à la radio Skyrock.[2]

Fait intéressant concernant Tabatha Cash, bien qu’Antillaise, elle jouait le rôle de Saliha dans le film Raï. Le rôle qu’elle joue dans ce film est celui de la maghrébine dévergondée qui cherche à fuir à tout prix sa communauté et le patriarcat.

Venons-en maintenant à Skyrock. Le patron de Skyrock est Pierre Bellanger. D’après l’article « Sexe, égo et radio »[3] de Fabrice Tassel paru le 13 octobre dans le journal Libération, Pierre Bellanger (le patron de Skyrock) est à la tête d’une communauté sexuelle appelée « Halcyon ».

Pierre Bellanger habitait selon cet article avec plusieurs femmes dans un même appartement et ils s’adonneraient à des pratiques sexuelles décadentes (orgies, sodomie…) ;

De plus il a été poursuivi pour corruption de mineure. En effet, de novembre 1999 à juin 2000, une mineure de 17 ans a partagé sa vie.

Lorsque l’on constate les mœurs décadentes du patron de Skyrock, il est difficile d’être étonné quant à la vulgarité de la musique diffusée par cette même radio.

 

3) Le rap français : un outil sponsorisé par les élites pour injecter au sein de la population Maghrébine des idéologies ennemies à la tradition islamo-maghrébine.

3.1) « Le rap n’est pas une machine à sous mais une machine à penser » : Vraiment ?

L’une des principales arnaques du rap est d’avoir la prétention d’être aussi respectable d’un point de vue académique que Baudelaire, Rimbaud ou Du Bellay. Il n’est pas rare de voir des chercheurs en littérature et des blogueurs du dimanche oser la comparaison entre les rappeurs et les grands écrivains Français. [4]

Booba a fait l’objet d’un article de la part de Thomas Ravier dans la Nouvelle Revue Française intitulé « Booba ou le démon des images »[5]. Dans cet article, l’auteur compare Booba à des illustres hommes de lettre tels que Louis-Ferdinand Céline ou Antonin Artaud.

Sans vouloir entrer dans une critique du travail de Thomas Ravier car cela n’est pas l’objet de l’article, à aucun moment, Thomas Ravier ne fait des parallèles entre les œuvres des Céline, Proust & Co et la discographie de Booba car tout simplement, il n’y en a pas ; il rapproche juste certaines idées que l’on peut trouver dans les (mauvais) textes de Booba et des citations de ces auteurs.

On compare souvent Booba à Louis-Ferdinand Céline. Faut-il rappeler que le voyage au bout de la nuit de Céline est une critique du capitalisme, du colonialisme, du fordisme et une description froide et noire du prolétariat et de la classe moyenne Française alors que les textes d’Elie Yaffa ne sont que des récits mal écrits faisant l’apologie d’un banditisme factice, de la débauche, de la luxure et de toutes sortes d’abjections qui n’a pour vocation que de faire bouger les fesses de filles impudiques en boîte de nuit.

Le truc qu’il faut bien comprendre, c’est que tous ces bobos qui font passer les rappeurs pour des génies incompris et des hommes de lettres au même titre qu’un Baudelaire par exemple mettent leurs enfants dans les meilleurs établissements parisiens, leur permettent d’avoir accès à une culture élitiste.

Il est vrai qu’il reste du rap moins nocif qu’un autre type de rap cependant ce n’est pas ce rap qu’écoutent les jeunes maghrébins, la plupart des maghrébins écoutent (malheureusement) des dégénérés comme Lacrim ; Mister You ; Rim K ; PNL ; Fianso & Heuss L’enfoiré.

Ces artistes là sont des dégénérés qui nous font honte et on peut à juste titre les considérer comme des êtres hybrides ayant l’apparence de Maghrébins mais l’état d’esprit et les valeurs d’un progressisme sociétal en décadence : nous y reviendrons dans l’article.

3.2) Le système de valeurs du rap : entre débauche ; apologie de la violence & libéralisme économique sauvage

Les rappeurs font constamment la promotion de la débauche sexuelle, des relations hors-mariage, du vol ; du meurtre, du trafic de drogue sans que cela ne choque personne et ce au motif du droit aux artistes de faire de la fiction et de faire œuvre artistique. En incitant à travers leurs textes et leurs clips, les rappeurs expédient une bonne partie de la jeunesse Maghrébine aux portes de l’Enfer.

On peut très facilement avoir un avis sur le rap à travers les valeurs et les modes de vies véhiculés par les rappeurs. Quelles sont ses valeurs ? La course au matériel et à l’argent facile : « Ma question préférée : qu’est-ce j’vais faire de tout cet oseille ? »[6] ; la luxure et la débauche : « La go là c’est p’têtre une fille bien / Mais on préfère les tchoins, tchoins, tchoins »[7] ; la drogue : « Je roule avec le Shit Squad »[8] ; le trafic de stupéfiant : « Je coupe j’emballe et je bibi, je coupe j’emballe et je bibi »[9]

Les auditeurs qui défendront leurs idoles (le mot n’est pas choisi par hasard) retorqueront que ce n’est pas aux rappeurs d’éduquer les enfants et que c’est le rôle des parents. Cette remarque est à première vue vraie et pertinente. Cependant, il est important de savoir ceci : de 3 ans à 18 ans, un enfant est plus ou moins 8 heures par jours à l’école ; on va également partir du postulat qu’il dort 8 heures par jours, ce qui fait 16 heures par jours ou l’enfant n’est pas en contact avec ses parents.

Il reste donc dans une journée 8 heures ou l’enfant est susceptible d’être avec ses parents or généralement les parents travaillent et disons qu’un enfant est réellement en contact avec ses parents quatre heures dans la journée grand maximum.

L’influence du monde extérieur sur l’enfant peut donc être beaucoup plus importante que celle du foyer familial. D’autant plus qu’au sein de notre communauté, la cellule familiale est en train d’imploser, le nombre de mères élevant leurs enfants seules est en constante hausse.

Si on ajoute à cela les facteurs socio-économiques tels que le chômage, la ghettoïsation et l’échec scolaire, il est évident qu’un mouvement culturel tel que le rap n’est pas sans influence sur la jeunesse. Les rappeurs ont donc bel et bien une influence sur les jeunes ; leur façon de penser et de vivre. Il est de notre devoir en tant que maghrébin musulman de veiller sur nos petits frères et petites sœurs.

3.2) De Mauvais Œil à Kofs : chronique des blasphème récurrents de vos idoles.

En 2000, le groupe Lunatic sort son premier album « Mauvais Œil ». Lunatic est composé de Booba et Ali. Booba représente le coté racailleux du groupe tandis qu’Ali représente le coté pseudo spirituel et réfléchis du groupe : une sorte de mix entre la banlieue, l’Islam et le gauchisme.

La sortie de Mauvais Œil va inaugurer la naissance d’un nouveau type de rappeur, le rappeur islamo racaille, celui qui peut dire dans la même phrase « Malhonnête mais pieux[10] », celui qui peut mélanger des références à la religion et des phrases faisant l’apologie du crime dans la même musique (« le crime paie » titre phare de Lunatic).

Il est important que les Maghrébins Musulmans s’opposent vigoureusement à ces rappeurs mêlant l’Islam avec leurs égarements et leurs turpitudes. On ne peut pas tolérer des phrases du type « Lâche pas la salât même si tu vends d’la C ou d’l’héroïne »[11] au risque de voir se mélanger la délinquance et une pratique saine de l’islam ; de voir se mélanger la saleté de la pureté.

Pour expliciter ce point, voici le début du couplet de Niska (rappeur Congolais) dans la musique Carjack Chirac : « Jeune renoi sauvage / Elles ont du sperme dans l’œsophage (bando na bando) / Le canon frotte mon pénis /Le vendredi, je suis en qamis »[12]. On en arrive à un point de dégénérescence tel, qu’un rappeur, en l’occurrence ici Niska, arrive à faire rimer pénis avec qamis (vêtement à connotation religieuse) sans que cela ne provoque quelconque polémique.

Dans cette banalisation de la débauche au sein de la jeunesse Maghrébine, le rap en est bien évidemment responsable.

Pour illustrer la décadence et l’hypocrisie des rappeurs, nous allons illustrer notre propos avec un autre exemple : le rappeur Kofs, d’origine Maghrébine.

Dans une interview pour Rap-élite[13], le journaliste évoque avec Kofs le côté « sataniste » qu’on lui reproche parfois dans certains commentaires ; Kofs répond ceci :

« Mon frère, aujourd’hui des gens qui pètent tout dans la musique, quand ils sont arrivés, ça a parlé d’eux, ils ont trouvé un défaut donc moi c’était obligé qu’ils allaient me trouver un défaut, si ce n’était pas ça, ça aurait été autre chose. Tu vois ce que je veux dire ? Donc à un moment donné, non, moi je pense qu’il fallait qu’ils trouvent un truc, tu vois ce que je veux dire ? Si je ne suis pas sataniste, il (en parlant de lui) est gros […] Je savais que ça allait parler, de quoi, je ne savais pas. »

Lorsqu’ensuite le journaliste insiste sur la récurrence du thème de la mort, des cercueils, des enterrements dans son imagerie, Kofs esquive et invoque la liberté artistique.

Puisque Kofs n’a pas l’air savoir de quoi on parle lorsqu’on fait allusion à son « satanisme », on va lui filer un coup de main.

Voici des paroles extraites de sa musique Paradis[14] : « Tu fais le voyou N’3al sheitan / J’garde mon calme c’est joumou’aa / Samedi j’te cherche, samedi j’te trouve /Je t’allume ta mère j’fais comme dans Gomorra » ; et le meilleur pour la fin : « Pour moi c’est mort, j’pars en enfer /J’construis sur Terre mon Paradis »

Les paroles sont d’une violence inouïe et d’une diablerie abyssale, si l’on ajoute à cela, l’imagerie du clip tourné entre un cimetière et un lieu qui ressemble à une église… Comment qualifier autrement ce rappeur que de sataniste ? Est sataniste, tout artiste qui fait l’apologie des grands péchés tels que le meurtre ou la fornication, qui mélange Dieu et son prophète à ses saletés.

L’inconscient collectif définit le satanisme comme étant un ensemble de rituels avec du sang et des esprits dans des lieux étranges alors que non, ce n’est pas cela. Tout d’abord Iblis est un Djinn déchu qui a désobéi à Dieu car il a refusé par orgueil de se prosterner devant Adam. Iblis a fait la promesse à Allah de faire dévier toute l’humanité ce à quoi Allah a promis l’enfer à quiconque suivrait Iblis le maudit.

En partant de ces récits coraniques, on peut tout à fait définir le sataniste comme étant une personne incitante (en connaissance de cause) à la désobéissance d’Allah, car Iblis veut égarer l’humanité et la mener à sa perte. Les rappeurs font exactement le même travail que le diable, ils véhiculent des messages de haine, des appels au meurtre et ils se vantent des choses blâmables dans notre religion.

« O vous qui avez cru ! Ne suivez pas les pas du Diable. Quiconque suit les pas du Diable, [sachez que] celui-ci ordonne la turpitude et le blâmable. Et n’eussent été la grâce d’Allah envers vous et Sa miséricorde, nul d’entre vous n’aurait jamais été pur. Mais Allah purifie qui Il veut. Et Allah est Audient et Omniscient » (Sourate 24 verset 21)

Après lecture de ce verset, pensez-vous qu’il est convenable de suivre les rappeurs dans leurs turpitudes ? D’ailleurs Allah ordonne de ne pas suivre les corrupteurs sur Terre, c’est un ordre Divin de s’en écarter et comme démontré jusqu’à présent, les rappeurs sont des corrupteurs.

 

4) Autopsie de la figure du Maghrébin dévirilisés à travers les rappeurs du moment

4.1) Fétichisation de la femme maghrébine par certains rappeurs Noirs

Le rap influence indéniablement les mœurs de la jeunesse. A ce titre, nous pouvons constater depuis une dizaine d’année des attaques répétées de la part de certains rappeurs Noirs contre les femmes Maghrébines en les assimilant systématiquement à des filles faciles : « Ma pute me prépare du couscous. »[15] ; « je vais à Marrakech, baiser une marocaine (une maro-chienne) » ; « j’vais à la chicha qu’pour les beurettes »[16] ; « Nous on a le beurre, l’argent du beurre et toutes les beurettes. »[17] ; « J’veux l’beurre, l’argent du beurre et l’cul d’la beurette »[18].

Si certains rappeurs Noirs n’insultent pas les maghrébines à travers leurs musiques ; ils les insultent à travers des messages sur les réseaux.

Les exemples de Koba la D et Ninho le prouvent.

Certains rappeurs Noirs dénigrent publiquement les femmes Maghrébines et des rappeurs Maghrébins tels que Maes, Lacrim, Médine, Niro trouvent le moyen de collaborer avec ces artistes.

Les cas de Niro et de Médine sont problématiques. Dans le cas de Médine, ce dernier a construit sa carrière avec des bases prétendument intellectuelles/engagées, il a d’ailleurs appelé son label Din record (din signifie religion en arabe). Il multiplie dans ses musiques les références religieuses, historiques et par conséquent certains peuvent le prendre pour un rappeur sérieux, conscient etc… or ce n’est absolument pas le cas ; Médine n’est absolument pas la personne qu’il incarne dans ses musiques, il associe son image à celle d’un Booba, rappeur qui dénigre le Maghreb et qui blasphème («J’me lave le pénis à l’eau bénie »[19] ; « Allah facilite, moi j’mets en difficulté »[20]) et cela ne le dérange absolument pas.

Médine a même osé le ramener à Alger pour le tournage du clip Kyll.

Quant au cas du rappeur Niro, ce dernier a fait toute sa carrière en capitalisant sur son image de Maghrébin, Marocain fier, banlieusard avec un code d’honneur. Il s’avère que récemment, il a posté un message sur son Instagram faisant état d’un éventuel duo avec le rappeur Koba La D. [21]

Comment ce dernier peut faire une collaboration avec un artiste qui a insulté les Marocaines de putes ? Où est ton honneur ? Où est ta fierté ? Dans le rap-game, le seul rappeur Maghrébin à avoir réagi concernant ce phénomène est EL Matador, voilà pourquoi nous allons nous intéresser à sa musique « Les beurettes aiment » et aux réactions que cette musique a engendrée.

4.2) Le cas El Matador « les beurettes aiment » et analyse des réactions des rappeurs de la MZ.

« Les beurettes aiment »[22] d’El Matador est une musique décrivant le mode de vie de certaines maghrébines dévergondées. Il a dressé le cliché de la Maghrébine bling bling complétement obnubilée par la culture hip hop et tous ses avatars, le monde de la nuit, l’alcool, la course à l’argent & les hommes noirs/métisses.

On peut être d’accord ou ne pas être d’accord avec le propos ; aimer ou ne pas aimerCependant il y a eu des réactions très intéressantes à la suite de cette musique que l’on comparera avec celles à la suite de la musique de Vegedream.[23]

Les membres de la MZ (groupe dissout depuis) ont réagi ainsi à la musique d’El Matador :

« El Matador a fait un son comme quoi les beurettes aimaient les re-nois, des trucs bizarres, explique Dehmo, avant que Jok’air prenne le relais, Ce qui nous a gênés, c’est qu’il fait rimer « black », avec « swag », avec « boîte » et avec « Jack ». Tu vois ce que je veux dire, en gros c’est ça qui nous représente. Tu peux faire un son sur tout ce que tu veux, mais n’attaque pas. C’est du rap pour diviser. Nous dans le groupe, on est tous des noirs, on est fiers d’être noirs. Mais quand t’entends des conneries comme ça, va te faire enculer gros, tu pues la merde frère. Tu sors de ton trou, tu commences à dire de la merde, alors va te cacher.[24] »

Premièrement, on peut saluer la prise de position des membres du groupe MZ même si nous sommes radicalement opposés à une partie de leur argumentation. Lorsqu’un membre du groupe est gêné par le fait qu’El Matador fasse rimer « black » avec « boîte » et « Jack », cela peut évidemment blesser lorsque l’on est Noir et de surcroît Musulman.

De la même manière, tout Musulman doit être indigné lorsque Niska fait rimer « pénis » avec « qamis ». Pour le reste du propos, nous avons à faire à la pleurnicherie habituelle, inutile donc de s’y attarder.

Ce qui est important de retenir dans cet épisode, c’est qu’aucun rappeur Maghrébin n’est venu publiquement défendre El Matador pour dire que même si la forme est peut-être maladroite, la musique soulève une thématique sociétale et qu’à ce titre, on peut faire une musique sur ce sujet.

4.3) Le cas Vegedream : analyse du message et absence de réaction des rappeurs Maghrébins

Le chanteur d’origine Congolaise Vegedream a dernièrement sorti la musique « Tu m’as menti[25] » où il évoque un amour impossible entre un homme Noir Chrétien et une femme Maghrébine Musulmane.

Pour faire simple, cette musique incite la Musulmane à désobéir aux préceptes de sa religion ainsi qu’à ses parents ; surtout elle véhicule le cliché habituel du grand-frère Maghrébin jaloux, possessif, barbare et violent qui n’hésite pas à tuer (un peu à l’image du frère de Salhia dans le film Rai ou du personnage de Staf dans le film Hexagone).

Bien évidemment, le couple est métis, il ne met pas en scène Aminata Sénégalaise Musulmane amoureuse d’Aimé Congolais Chrétien mais bien l’homme Noir Chrétien avec la Maghrébine Musulmane.

Ce qu’il est impératif de retenir, c’est qu’aucun rappeur Maghrébin n’est monté au créneau pour dénoncer les clichés racistes véhiculés par le clip contrairement à certains rappeurs Noirs qui n’avaient pas hésités à manifester leur mécontentement à la suite de la musique d’El Matador.

 

5) Enseignements à tirer

5.1) A qui la faute ?

Le constat est là, nous devons désormais agir. Il est une obligation morale pour le Maghrébin Musulman de se désolidariser des rappeurs. Ces rappeurs sont des dépravés et ils associent leurs carences à notre culture et patrimoine culturel.

Force est de constater qu’il faut bien voir qu’une bonne partie des chichas et des établissements de nuits qui accueillent les rappeurs pour les showcases sont tenus par des Maghrébins ; le problème vient de nous et de notre laxisme.

Qui a invité Koba la D au festival Mawazine 2019 qui a eu lieu au Maroc alors que celui-ci insulte les femmes marocaines de pute et qu’il se vante de forniquer avec elles de façon régulière ? Des marocains.

Qui a ramené Booba en Algérie alors que ce dernier insulte les Maghrébines de tous les noms dans ses albums ? Médine,  un Algérien.

Le problème est endogène, il faut d’abord que l’on s’occupe (intellectuellement, par le verbe) des traîtres de chez nous afin d’arracher le respect des autres.

5.2) Remise à l’ordre du jour de l’immense patrimoine musical maghrébin.

Afin de reconnecter notre communauté à son paradigme originel, il est nécessaire de remettre notre patrimoine musical sur le devant de la scène.

Nous avons une diversité sur plan musical qui est une réelle richesse. Entre la musique chaabi d’Alger de Dahmane el Harrachi, le maalouf constantinois de Tahar Fergani, la musique Kabyle de Slimane Azem, le Staïfi de Samir Staifi, la musique arabo-andalouse de l’école de Tlemcen, les musiques Chleuh du Maroc, Zénètes de la frontière algéro-marocaine, Chaoui ou Tunisienne… ; nous avons de quoi nous épanouir sur le plan musical.

D’autant plus que de la simple musique, ce patrimoine musical abrite toute notre culture. Au Maghreb, la culture est le plus souvent orale et si nous perdons cela, notre identité n’en deviendra au fil du temps que parcellaire.

En conclusion, à travers cet article, nous avons tenté de faire notre devoir de musulman à savoir ordonner le convenable et interdire le blâmable. Plus qu’un article au vitriol et une autopsie du rap français, c’est une déclaration d’amour à la culture Maghrébine et aux Maghrébins.

Nous allons dans les années à venir au-devant de grands problèmes et ces problèmes sont parfaitement ancrés dans les thématiques du rap.

Grands frères, grandes sœurs, protégez vos petits frères et petites sœurs parce que ce n’est pas que de la musique, il y a une réelle subversion des masses derrière tout ces clips et tous ces albums.

« Ceux qui aiment que la turpitude se propage parmi les croyants auront un châtiment douloureux, ici-bas comme dans l’au-delà. Allah sait, et vous, vous ne savez pas. » (Sourate 24 verset 19).

Comme l’indique ce verset, quoi qu’il arrive, les corrupteurs payeront ici-bas et dans l’au-delà leurs désobéissances aux prescriptions divines. Que les rappeurs le sachent, ils devront tôt ou tard passer à la caisse et répondre de leurs actes. Ce jour-là, les centaines de millions de vues seront inutiles et ils seront seuls face au Créateur.

 

[1] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/04/22/comprendre-les-quotas-de-chansons-francophones-a-la-radio_4907025_4355770.html

[2] https://www.lesinrocks.com/2015/03/14/musique/musique/fred-musa-detester-skyrock-est-une-posture-pour-booba/

[3] https://www.lelibrepenseur.org/wp-content/uploads/2013/05/Bellanger_Lib%C3%A9_Sexe_Ego_Radio.pdf

[4] https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-culturel/le-billet-culturel-vendredi-1-decembre-2017

[5] http://haterz.fr/wp-content/uploads/2010/05/Booba_in_NRF_haterz.pdf

[6] https://genius.com/1234764

[7] https://genius.com/10825950

[8] https://genius.com/Iam-le-shit-squad-lyrics

[9] https://genius.com/2322194

[10] https://genius.com/Kaaris-paradis-ou-enfer-lyrics

[11] https://genius.com/1251639

[12] https://genius.com/4915837

[13] https://youtu.be/VMS1eVOlgpM?t=1332

[14] https://genius.com/Kofs-chapitre-1-paradis-lyrics

[15] https://genius.com/450487

[16] https://genius.com/8277068

[17] https://genius.com/2167735

[18] https://genius.com/1928541

[19] https://genius.com/169774

[20] https://genius.com/11075985

[21] https://www.mouv.fr/musique/rap-fr/niro-s-exprime-apres-la-fausse-polemique-sur-booba-et-koba-lad-352882

[22] https://genius.com/El-matador-les-beurettes-aiment-ceci-nest-pas-un-jugement-lyrics

[23] https://genius.com/Vegedream-tu-mas-menti-lyrics

[24] https://mcetv.fr/mon-mag-buzz/clash-la-mz-accuse-el-matador-de-racisme-dans-son-titre-les-beurettes-aiment/

[25] https://genius.com/Vegedream-tu-mas-menti-lyrics

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