SERIE – EPISODE 1 : Les femmes Maghrébines qui ont marqué l’histoire

Dans une époque où l’effondrement des valeurs religieuses et familiales caractérise la société dans laquelle nous vivons, beaucoup de jeunes croient que réussir dans la vie c’est gagner de l’argent et peu importe le moyen. Certes le maghrébin et la maghrébine sont ambitieux et travailleurs par nature et cela est une bonne chose, tout comme vouloir améliorer sa situation et celle de sa famille. Il faut donc viser le top, au niveau de son travail, de son salaire, de sa maison… mais jamais en mettant de côté sa religion, son honneur et sa culture maghrébine.

Ce premier article sur le sujet (d’une série de 4 épisodes) s’adressera aux nobles sœurs maghrébines qui représentent l’honneur et l’avenir de notre peuple. Il est triste de constater que certaines jeunes filles prennent pour exemple des starlettes de la télé-réalité comme modèle (car celles-ci « gagnent beaucoup d’argent » au détriment de leur honneur), des chanteuses ou des pseudo-comédiennes qui dans leurs films n’hésitent pas à dévaloriser l’image de la femme maghrébine à travers les pires clichés.

Au cours de l’histoire, un très grand nombre de femmes issues de notre peuple ont eu des vies extraordinaires. Elles sont tellement nombreuses que nous ferons plusieurs articles pour les honorer.

1- Caïda Halima (1859-1944) : une chef d’entreprise richissime et une femme d’influence

Née en 1859 à Sig, dans l’ouest algérien, Caïda Halima était une chef d’entreprise dans le milieu agricole. Elle disposait de terres qu’elle faisait fructifier comme personne par des méthodes innovantes. Le rendement de celles-ci était tellement important qu’elle réussit à rentrer dans le cercle très fermé et très masculin des grands exploitants agricoles ; elle se permettait même de narguer les colons européens sur leurs propres terrains avec ses magnifiques champs de céréales et de vignes.

Lorsqu’elle épousa son mari, Ould Cadi Ali, elle l’aida à lui faire partager son expérience de l’entreprenariat dans la gestion de ses richesses. De précieux conseils que son mari suivi et qui lui permis lui aussi de faire fructifier son patrimoine. Sa vie de couple et de mère ne l’empêcha pas de continuer à mener sa vie de chef d’entreprise ; chaque année ses richesses se multipliaient.

En plus de ses activités, Caïda Halima était une femme pieuse qui plaçait l’islam et les valeurs d’honneur et de pudeur au-dessus de tout. Elles n’hésitaient pas à venir au secours des pauvres et des orphelins. Elle céda en sadaqa (aumône) certaines de ses parcelles de terres aux profits des nécessiteux. Elle fit également construire des mosquées dans l’ouest algérien avec ses propres fonds et accomplira le pèlerinage à La Mecque en 1938 avec 10 autres personnes en prenant en charge la totalité de leurs frais.

Cette femme exceptionnelle engendrera une autre femme exceptionnelle : sa fille Setti qui fut une célèbre Moujahida (résistante durant la guerre d’Algérie). Setti fut arrêté en 1957 par les autorités coloniales lors du démantèlement d’un réseau de résistants ; puis emprisonnée à la maison d’arrêt d’Oran où elle fut très sévèrement torturée. A sa sortie de prison elle était très affaiblie et mourut des suites de ses séquelles en 1965 en ayant pu voir l’indépendance de son pays.

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