SERIE – EPISODE 2 : Les femmes Maghrébines qui ont marqué l’histoire

Dans une époque où l’effondrement des valeurs religieuses et familiales caractérise la société dans laquelle nous vivons, beaucoup de jeunes croient que réussir dans la vie c’est gagner de l’argent et peu importe le moyen. Certes le maghrébin et la maghrébine sont ambitieux et travailleurs par nature et cela est une bonne chose, tout comme vouloir améliorer sa situation et celle de sa famille. Il faut donc viser le top, au niveau de son travail, de son salaire, de sa maison… mais jamais en mettant de côté sa religion, son honneur et sa culture maghrébine.

Au cours de l’histoire, un très grand nombre de femmes issues de notre peuple ont eu des vies extraordinaires. Elles sont tellement nombreuses que nous ferons plusieurs articles pour les honorer.

Voici le deuxième article de notre série :

 

Fatima al-Fihriya (800 – 880) : fondatrice de la première université du monde

Née en l’an 800 à Kairouan en Tunisie, elle s’établit très jeune au Maroc dans la ville de Fès. Elle est la fille d’un riche commerçant, Mohamed al-Fihri, qui lui laissa un héritage conséquent à sa mort.

Elle était connue pour être une femme lettrée, savante et généreuse. Elle utilisa son héritage pour fonder la première université du monde en l’an 877 : l’université al-Qaraouiyine qui est reconnue par l’Unesco comme étant la première.

De grands savants tels qu’Averroès et Ibn Khaldoun ont été formés au sein de l’université de cette femme Maghrébine remarquable qu’est Fatima al-Fihriy. Fès était devenue la capitale du savoir dans tout le monde musulman et particulièrement au Maghreb et en Andalousie.

L’enceinte de l’université d’al-Qaraouiyine est un chef d’œuvre architectural. Les matériaux nécessaires à sa construction furent extraits surplace et un système d’irrigation nouveau fut créé afin de pouvoir alimenter en eau l’établissement. Une mosquée fut également construite au sein de l’université pouvant accueillir 22 700 fidèles. Les décorations de faïences et de calligraphie qui ornent le bâtiment ont fait de Fès et du Maroc, une référence en la matière : celle de l’art Maghrébin qui s’est exporté au-delà de ses frontières et continue de fasciner bon nombre de personnes à travers le monde.

Toutes ces prouesses sont le fruit d’une seule femme : Fatima al-Fihriya, une Maghrébine visionnaire, qui a rapidement compris que la science et le savoir représentaient les fondations nécessaires pour bâtir un pays d’élite. Et ce fut le cas du Maghreb pendant de nombreux siècles.

L’impact de cette femme ne s’est pas limité qu’à l’enseignement, mais à toute la ville de Fès. En effet, depuis l’avènement de l’Islam au Maghreb cette ville fut toujours à l’avant garde des sciences religieuses, du commerce et des innovations technologiques ; elle fait partie des joyeux de l’Afrique du Nord. Cette renommée fut possible grâce à ses habitants qui ont réussi à bâtir une cité prospère et moderne. Fatima al-Fihriya a contribué à sa manière à bâtir la légende de cette ville.

De nos jours, des siècles après, les habitants de cette cité se réjouissent d’avoir eu des ancêtres travailleurs, honnêtes et surtout visionnaires tels que Fatima al-Fihriya. Voilà pourquoi aujourd’hui nous devons nous inspirer de ces hommes et de ces femmes Maghrébins qui ont contribué à la grandeur du Maghreb.

En définitive voilà encore un bel exemple de réussite sociale d’une femme Maghrébine qui a su profiter de sa vie et de ses richesses en honorant son peuple et les valeurs de sa religion.

Dans le prochain épisode nous évoquerons une Maghrébine résistante qui a réussit la prouesse de libérer toute sa région du colonialisme en unifiant l’ensemble des tribus qui la compose sous une seule et même bannière…

 

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