La Libye de Sheshonq à Omar al-Mokhtar : territoire historique des Berbères

Comment parler des Berbères sans évoquer la Libye ? Cela est impossible. Il fut un temps, durant l’Antiquité où tous les Berbères du Nord-Ouest de l’Afrique étaient appelés « Libyens » par leurs voisins du bassin méditerranéen.

Le nom de Libyens (Libou durant l’Antiquité) vient de la racine Berbère « LBW » qui désignait une grande confédération de tribus Berbères à l’Ouest de l’Egypte Antique ; les Pharaons désignaient donc toutes les populations parlant le Berbère du même nom que cette confédération tribale voisine à leur Royaume.

Les Pharaons ont écrit bon nombre de récits concernant leurs voisins Berbères, les désignant comme limitrophe de leur Royaume, parfois ennemi car en guerre contre eux et d’autres fois victorieux sur leurs armées, notamment à l’époque de Ramsès II.

Aujourd’hui encore nous pouvons lire ces inscriptions sur le tombeau de Ramsès II à Abydos ou sur des stèles bien conservées à Al-Alamein en Egypte.

Au cours de l’histoire de nombreuses tentatives d’invasions de l’Egypte vont être réalisées par les Berbères jusqu’à la victoire totale de nos ancêtres sur les Pharaons par le biais du chef Maghrébin Sheshonq Ier. Ce dernier  régnera sur le delta du Nil et au-delà durant 21 ans puis y fondera une dynastie.

Son règne sera marqué par de nombreuses victoires militaires comme la conquête du Proche-Orient (Palestine, Liban et Jordanie). Sheshonq Ier est d’ailleurs cité dans la Bible et plus précisément ses relations plutôt amicales avec le Prophète Suleyman (alihi salam), ainsi que sa volonté de s’emparer de son Royaume après la mort de ce dernier.

Aujourd’hui, la Libye désigne le pays d’Afrique du Nord pour toutes ces raisons. Et cette version moderne de ce pays Maghrébin a également une histoire riche.

Le célèbre Omar al Mokhtar en est un des exemples. Surnommé le lion du désert et objet de nombreux films, il naquit en 1858 et va entrer dans l’histoire au début du XXe siècle lorsque les Italiens vont tenter d’envahir son pays.

En effet, il prendra la tête de la résistance face au colonialisme durant de nombreuses années. Ses troupes furent vaincues et lui capturé.

Les Italiens, admiratifs du courage de leur adversaire lui proposèrent l’amnistie totale à une condition : qu’il reconnaisse la prise de son pays par l’Italie devant tout le monde et s’il refuse il subira la pendaison en place publique.

Omar al Mokhtar choisira la deuxième option c’est à dire la mort par pendaison en disant cette célèbre phrase :
« comment pourrai-je accepter de vivre sans liberté ? Je serai pendu libre cela est meilleur pour moi ».

De Sheshonq Ier à Omar al Mokhtar, voilà par quel type d’hommes notre peuple fut composé !

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